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Quelle durée souhaitez-vous pour le DES de médecine générale ?

Nous serons bientôt amenés à prendre position sur la réforme du 3e cycle, par le biais de l'ISNAR-IMG qui nous représente au niveau national. Cette structure a un poids important dans les négociations et c'est vous et nous qui la composons.

Le point qui fait encore débat à l'heure actuelle est la durée de notre DES : 3 ou 4 ans. Le conseil national des généralistes enseignants (CNGE) avance plusieurs arguments pour nous inviter à passer de 3 ans (actuellement) à 4 ans ; cela permettrait de :

  • compléter notre maquette car en 6 semestres seulement, il est difficile de diversifier nos apprentissages,
  • d'incorporer davantage de stages ambulatoires (2 au minimum et un troisième optionnel, des stages de pôle mère-enfant en ville, etc.),
  • de parfaire notre formation et de l'harmoniser sur celle des autres spécialités,
  • d'améliorer la reconnaissance de notre spécialité auprès des institutions (spécialité au rabais car plus courte que les autres actuellement).

Dans cette réforme, la gériatrie et les urgences passeraient en DES et donc feraient l'objet d'un choix séparé lors de la procédure Céline.

Une réforme du troisième cycle est une opportunité majeure qui n'arrive à peu près qu'une fois tous les 15 ans et nous n'imaginons pas prendre position sur ce sujet complexe sans votre avis.

C'est pourquoi nous vous sollicitons à travers un sondage pour connaître quelle durée idéale vous souhaiteriez pour votre DES mais aussi (et surtout) les raisons qui vous poussent vers ce choix. Auparavant, nous vous avions déjà questionnés sur la durée du DES mais jamais sur les arguments de votre choix.

La dernière question touche au contenu qu'il nous faudrait revendiquer si une 4e année devait se mettre en place. Elle est donc très importante aussi.

À vos avis ! Le sondage fermera le 15 Juin.

Temps de travail des internes au 1er mai 2015

En juin 2013, l’Union Européenne avais mis en demeure le gouvernement français pour le non-respect du temps de travail pour les internes en médecine. Après de nombreux groupes de travail et une interminable attente, le décret n°2015-225 du 26 février 2015 relatif au temps de travail des internes a été publié au Journal Officiel du 28 février 2015.

Vous avez peut-être entendu parler des arrêtés d’application nécessaires à sa mise en place. Nous allons ici vous décrypter ce décret et vous expliquer ce qui est applicable et ce qui devra attendre la publication de ces arrêtés.

Obligations de service

Jusqu’à présent, l’interne avait pour obligations de service hebdomadaire neuf demi-journées de stage et deux demi-journées de formation.

À partir du 1er mai 2015, pour les périodes de stages, les « obligations de service comprennent huit demi-journées par semaine […] calculées en moyenne sur le trimestre »,  du lundi au samedi matin. Et sachant qu’aucune durée horaire n’est définie dans le droit français pour quantifier la demi-journée de travail d’un médecin.

La garde de nuit est équivalente à deux demi-journées. Une garde de dimanche est donc équivalente à 4 demi-journées.

Le directeur de l’établissement met à disposition de l’interne le relevé trimestriel des obligations de service effectuées.

Cette partie du décret n’a pas besoin d’arrêté d’application, elle est donc applicable depuis le début du semestre ! Néanmoins certains centres hospitaliers (plus particulièrement le C.H.R.U.) nous ont fait remonter leurs difficultés à adapter le logiciel utilisé pour calculer le temps de travail des praticiens hospitaliers (P.H.) aux internes. C'est une situation qui ne pourra pas durer.

Temps de formation

Les deux demi-journées de formation comprennent :

  • une demi-journée de formation « sous la responsabilité du coordonnateur de la spécialité », comptabilisée comme une demi-journée de temps de travail effectif,
  • une demi-journée de temps de formation personnel « de consolidation de ses connaissances et de ses compétences » que l’interne utilise de façon autonome, non comptabilisée comme une demi-journée de temps de travail effectif, mais comptée dans les obligations de service de l’interne.

Toute demi-journée accomplie en plus des obligations de service donnera le droit à des demi-journées de récupération, selon le temps de travail calculé en moyenne sur le trimestre.

Cette partie, également, est applicable depuis mai 2015. Il nous a été demandé comment contrôler que les demi-journées de temps personnel soient bien utilisées à des fins de travail. Notre réponse a été de dire qu'on ne pourrait pas puisque ces demi-journées ne sont pas comptabilisées comme du temps de travail. Entre R.S.C.A., topos, thèse, etc. on se doute bien que ce temps de formation sera largement utilisé dans ce sens.

Tableaux de service

« Un tableau de service nominatif prévisionnel organise le temps à accomplir au titre de la formation en stage et hors stage de l’interne » élaboré par le praticien responsable de l’entité d’accueil en lien avec le coordonnateur de la spécialité, et arrêté mensuellement par le directeur de l’établissement.

Cette partie mérite d'être précisée par un arrêté d'application pour ses modalités pratiques. Néanmoins, elle est déjà appliquée par anticipation dans de nombreux C.H. périphériques.

En cas de non-application

Les représentants des internes de la Commission Médicale d’Etablissement (C.M.E.) saisissent le directeur général de l’Agence Régionale de Santé (A.R.S.) qui peut demander un réexamen de l’agrément du service.

Bien évidemment, des conciliations peuvent avoir lieu entre les représentants des internes et le chef de service ou le président de la C.M.E. ou le coordinateur, voire le doyen avant d'appliquer les termes du décret.

N’hésitez pas à venir nous voir pour toute question et nous faire remonter vos remarques et impressions sur l’application de ce décret dans vos services.

Bon stage !
L'équipe de l'AIMGL.