La réforme du 3e cycle en question !

Depuis plusieurs années, des discussions ont lieu sur la réforme du 3ecycle des études médicales, toutes spcécialités confondues, y compris sur le DES de médecine générale. L'aboutissement en est la parution d'un rapport « Propositions pour une restructuration du troisième cycle des études médicales ». Comme l'indique le titre, il ne s'agit que de propositions et il est encore temps de pouvoir affirmer nos positions en se reposant sur le cadre général fourni par ce rapport. Et c'est pourquoi, nous avons besoin de recueillir votre avis sur cette réforme. Nous vous avons donc préparé un sondage reprenant les différentes propositions pouvant être sujettes à discussion.

Sondage de l'AIMGL sur la réforme du 3e cycle

Pour vous aider, voici, en résumé, les points importants du rapport :

  • Ce rapport propose un cadre pour un internat repensé avec notamment :

    • La reconnaissance du DES comme diplôme nécessaire et suffisant à l’exercice de la spécialité, marquant la fin des DESC obligatoires pour certaines spécialités ;

    • Le choix des stages à l’intérieur d’une spécialité est d’abord déterminé par des exigences pédagogiques et seulement secondairement par le classement aux ECN ;

    • Une progression pédagogique au cours du DES avec une articulation en trois phases : phase socle, phase intermédiaire puis phase dite de « mise en responsabilité » ;

    • Une évaluation des compétences acquises tout au long du cursus ;

    • Une intégration de la pluridisciplinarité au sein de la formation.

  • La modification des listes de DES et DESC :

    • La filiarisation de la Gériatrie, de l’ensemble des spécialités chirurgicales et de la médecine d’urgence, qui seront donc des DES accessibles au choix à l’issu des ECN ;

    • La création d’options au sein des DES. Les options pouvant, soit ouvrir à la qualification de compétences particulières au sein de la spécialité, soit permettre un exercice exclusif d’une sur-spécialité ;

    • C'est le cas de la transformation des DESC de type I en Formations Spécialisées Transversales (FST), qui, comme leur nom l’indique, seraient accessibles depuis différents DES et gérées par le coordonnateur. Il s'agit là notamment de la médecine de la douleur, de la médecine légale, de l'addictologie, de la médecine du sport, des maladies infectieuses, etc. Il n'est pas évident que tous restent accessibles aux internes de médecine générale : à la lecture du rapport, il semble que la nutrition et le vasculaire ne le soient plus par exemple…

  • La durée de chacune des trois phases serait variable en fonction de la spécialité. Là où il était évoqué d'ajouter une année supplémentaire au DES de médecine générale, des remarques nous font penser que ce ne sera pas le cas aujourd'hui : au final, on n'en sait rien.

    • Le passage de la phase socle à la phase intermédiaire se ferait par un entretien réunissant l’interne, l’équipe pédagogique et le coordonnateur de sa spécialité dans le but d’évaluer les compétences de l’interne et de lui proposer un contrat de formation, établissant notamment l’éventuel choix d’options au sein du DES. Pour les internes de médecine générale, cet entretien pourrait être une rencontre avec leur tuteur, et l’évaluation pourrait être la réalisation de traces d’apprentissage contenues dans le portfolio de l’interne. Cette mesure renforce le rôle du coordonnateur qui décide de l'orientation du DES de l'interne, options (ex-DESC) comprises.

    • Le passage de la phase intermédiaire à la phase de mise en responsabilité se ferait lui par la production d’un mémoire qui serait soutenu publiquement sous la forme d’une thèse d’exercice et dont la validation conditionnerait le passage à la phase suivante. L'ISNAR-IMG soulevé le problème de l’encadrement des internes de médecine générale qui ne permettrait pas, à l’heure actuelle, que tous les internes passent leur thèse avant la fin des 3 ans du DES.

    • Lors de la phase de mise en responsabilité, l’interne sera pleinement autonome et prescrira sous sa propre responsabilité. Le stage y durerait 1 an, avec des responsabilités de jeune senior. La rémunération, bien entendu, ne serait pas pour autant celle d'un remplaçant. Et il serait question d'imposer les terrains de stage sur la base des besoins démographiques.

  • Les agréments de stage seraient délivrés par phase, l’objectif étant de pouvoir réunir des internes à des phases différentes de leur internat au sein d’un même service avec des objectifs pédagogiques adaptés à chacun. Ainsi on sort des choix de stage dépendant uniquement du classement ECN. Certains stages resteront accessibles aux internes en phase socle car ne pourront pas être pris par des internes plus avancés dans le cursus. On peut imaginer qu’au sein d’une même phase les internes choisiront leur stage en fonction de leur classement ECN.

L’objectif pour la Médecine Générale en particulier serait d’aboutir « le plus rapidement possible » à la réalisation d’au moins un stage ambulatoire par phase.

Merci de répondre au questionnaire avant le 13 juin prochain où nous devront nous positionner en votre nom au Conseil d'Administration de l'ISNAR-IMG. Le temps de réponse est inférieur à 5 minutes.